|
1. La cerise antillaise
Acérola est un mot espagnol signifiant cerise de l’érable. Ce nom évoque son origine : l’archipel des caraïbes, autrement dit les Antilles où l’arbuste donnant lieu à cette fructification est surnommé l’arbre de santé.
L’acérola est effectivement un arbuste de taille moyenne proche de l’érable
(de 3 à 5 mètres de haut) dont il existe plusieurs espèces dans cette région au climat tropical, la plus importante étant Malpighia punicifolia.
Cette plante a une première originalité : elle fleurit et fructifie quatre fois par an, ce qui permet de faire quatre récoltes successives de ses précieux fruits qui ressemblent à de petites cerises ovoïdes d’un rouge très vif.
Les autres surnoms de l’acérola évoquent l’extension géographique de sa cueillette (dans un premier temps) et de sa culture actuelle : la cerise de Porto Rico, la cerise des Barbades, la cerise de Cayenne, la cerise d’Amazonie ...
Le grand intérêt de l’acérola sur le plan thérapeutique entraîne l’extension considérable de sa culture, aujourd’hui, du Brésil jusqu’en Floride (pour alimenter le marché américain des produits diététiques où l’acérola occupe une place de choix : la première). Il faut dire que l’acérola a une deuxième particularité : son extraordinaire richesse en vitamine C.
2. La plus importante source de vitamine C naturelle
Les estimations varient selon les auteurs, les pays et les Laboratoires, mais la fourchette est impressionnante :
il y a de 40 à 100 fois plus de vitamine C dans un verre de jus d’acérola que dans un verre de jus d’orange ou de jus de citron, deux autres sources connues de cette vitamine bénéfique.
Cette comparaison spectaculaire explique l’engouement mondial actuel pour cette petite cerise rouge renfermant de telles quantités de vitamine C.
Il s’agit d’acide ascorbique naturel facilement assimilable par l’organisme dont on connait les besoins en cette vitamine majeure.
Les pays producteurs d’acérola transforment le jus frais des cerises, sur les lieux-mêmes de culture. L’extrait qui en est issu concentre la vitamine C et entre dans la composition de gélules, comprimés, tablettes ou produits de formes galéniques différentes, en particulier liquide.
3. Composition de l’acérola
La vitamine C sous forme d’acide ascorbique (= antiscorbutique) n’est pas le seul actif de l’acérola puisque celui-ci renferme en quantité notable :
- Du bétacarotène précurseur de
vitamine A.
- De la niacine, vitamine B3
dite PP (= antipellagreuse).
- Des minéraux : calcium,
phosphore et fer.
- Des monosaccharides :
fructose, lévulose.
- Des flavonoïdes.
- Des antocyanes.
Ces différents composants en font un cocktail polyvalent tant il est vrai qu’il y a une authentique synergie entre eux, pour l’optimisation de notre santé.
4. Propriétés et indications thérapeutiques
L’acérola est l’anti-infectieux par excellence, à prendre à titre préventif en cas d’épidémie de grippe (par exemple) ou à titre curatif, une fois malade.
L’acérola est un immuno-stimulant qui renforce les défenses de l’organisme contre les microbes et les virus en activant la synthèse des anticorps.
L’acérola est un antioxydant de première importance qui freine la destruction des membranes cellulaires en contrariant l’action des radicaux libres.
L’acérola est un restructurant qui contribue à la formation du collagène des os, des cartilages, des dents, de la peau, des vaisseaux sanguins.
L’acérola est un tonique puissant fort utile en cas de grande fatigue physique ou d’épuisement nerveux, d’asthénie, d’anorexie, de cachexie.
L’acérola est un aphrodisiaque reconnu, à consommer en cas d’impuissance masculine ou de frigidité féminine.
L’acérola est un antistress (l’une de ses premières indications aux USA) à prendre sous forme de cure en cas de surmenage, dépression, angoisse.
L’acérola est un reminéralisant aux multiples indications : croissance, grossesse, allaitement, consolidation de fractures, déminéralisation.
L’acérola est un détoxicant que l’on doit conseiller vivement, par exemple, dans le cadre d’un sevrage tabagique.
|