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Les Allemands, qui consomment beaucoup de gruau d’avoine, appellent leur sac à provisions " sac à avoine " (hafersack) d’où le mot havresac désignant un sac à dos.
1. La céréale des pays froids
L’avoine (Avena sativa) est une céréale originale à deux titres. Contrairement aux autres céréales, dont les grains sont disposés en épis, l’avoine a des grains disposés en panache. D’autre part, elle tolère beaucoup de pluie en fin de cycle végétatif, ce qui permet de la cultiver sous des latitudes septentrionales, par exemple en Scandinavie, et jusqu’à une altitude de 1500 mètres environ, en montagne.
Traditionnellement, l’avoine a toujours été l’aliment nourrissant par excellence, énergétique, donnant de la force physique et de la vigueur sexuelle.
Les Huns se nourrissaient de bouillie d’avoine. Les Ecossais puisent leur légendaire robustesse dans le porridge (flocons d’avoine). Sans parler des chevaux, depuis toujours nourris d’avoine qui leur confère endurance et résistance.
C’est parce qu’elle stimule le fonctionnement de la glande thyroïde (ce qui améliore la résistance de l’organisme au froid) que l’avoine est la céréale à consommer l’hiver, à l’inverse de l’orge, céréale rafraîchissante à consommer l’été.
L’avoine contient une substance stimulante, l’avenose, qui favorise l’effort de tous ceux qui dépensent beaucoup d’énergie : les sportifs, les travailleurs de force…
Sans oublier les amoureux (c’est tout au moins sa réputation, et depuis longtemps) car en plus de l’avenose, l’avoine contient une hormone proche de la folliculine qui agit contre l’impuissance masculine et réveille la libido féminine.
Hypoglycémiante, l’avoine est conseillée aux diabétiques.
Diurétique et dépurative, elle accompagne tout régime qui nécessite un drainage des tissus et la désincrustation des déchets et toxines.
En homéopathie, la teinture mère d’Avena sativa est recommandée contre l’insomnie. La tradition populaire, d’ailleurs, conseillait autrefois aux gens nerveux de dormir sur un matelas de balle d’avoine.
La " balle " est la partie qui entoure les grains d’avoine.
2. Utilisation du son d’avoine en diététique
Le grain de l’avoine possède une enveloppe externe, nommée péricarpe ou SON, qui comprend trois membranes successives : l’épicarpe, le mésocarpe et l’endocarpe.
Ecrasé par la mouture de l’ensemble du grain, on peut séparer le son, par blutage, des autres produits (amande, assise protéique, germe).
De couleur brune, très doux au toucher, le son d’avoine, fibre végétale de nature glucidique (poly-saccharide), n’est hydrolysé par aucun suc digestif humain.
En effet, à l’inverse des ruminants, qui peuvent, eux, le digérer, nous ne possédons pas l’enzyme " cellulase ". C’est ce qui confère au son d’avoine ses propriétés diététiques et thérapeutiques.
Si on analyse le son d’avoine, il comprend, en fait, deux sortes de fibres :
• Fibres solubles (B-Glucane en quantité, jusqu’à 38 % de la masse fibreuse) ayant une forte viscosité qui augmente la réplétion gastrique.
Ces fibres procurent une impression de satiété qui coupe la faim.
• Fibres insolubles (cellulosiques et ligneuses) qui augmentent le volume du bol alimentaire et hydratent le contenu du bol fécal.
Cela accélère le transit et réduit le temps d’absorption des sucres et des graisses, limitant la mise en réserve dans les adipocytes.
Le maillage particulier des fibres solubles et insolubles a d’autre part une triple action au niveau du duodénum (en amont de l’intestin grêle) :
• Inactivant les graisses issues de la vidange gastrique (phénomène de chélation moléculaire).
• Facilitant l’émulsion des graisses du bol alimentaire par les sécrétions biliaires, dans le duodénum.
• Réduisant le recyclage entérique du cholestérol.
On comprend l’intérêt d’inclure du son d’avoine dans les compléments
alimentaires à visée amincissante.
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